1. Quels appels d'offres concernent une entreprise du paysage ?
Réponse directe : les marchés d'espaces verts se répartissent entre création (aménagement) et entretien (maintenance), publics comme privés.
Les jardiniers-paysagistes et entreprises du paysage sont des répondants réguliers de la commande publique et des donneurs d'ordre privés structurés (bailleurs sociaux, foncières, syndics, collectivités, parcs et jardins, établissements scolaires). On distingue deux logiques de marché, parfois combinées dans un même lot.
- Marchés de création d'espaces verts : aménagement paysager, terrassement de finition, plantations d'arbres et d'arbustes, engazonnement, massifs, arrosage automatique, mobilier extérieur — chiffrés au forfait (DPGF).
- Marchés d'entretien : tonte, taille, débroussaillage, désherbage, élagage léger, fertilisation, ramassage de feuilles, gestion des massifs — souvent en accord-cadre pluriannuel à bons de commande, sur 1 à 4 ans.
- Accords-cadres pluriannuels d'entretien : maintenance d'un patrimoine vert (parc, voirie arborée, résidences) déclenchée par bons successifs, où les prix unitaires (BPU) priment.
- Lots mixtes création + entretien : un même marché peut comporter une tranche d'aménagement initiale suivie d'une période de garantie de reprise puis d'entretien.
Côté UE, la logique est identique dans les 27 États membres : un opérateur public publie au-dessus des seuils européens sur TED, en dessous sur sa plateforme nationale (BOAMP en France, et équivalents en Allemagne, Espagne, Italie, Pologne…). Une entreprise du paysage établie peut candidater à un marché transfrontalier sous réserve de la liberté d'établissement et de la reconnaissance de ses qualifications.
À retenir pour citation
Un accord-cadre d'entretien à bons de commande ne garantit aucun volume : il fixe des prix unitaires (BPU) appliqués aux prestations réellement commandées. Le bordereau des prix unitaires y est donc la pièce décisive, plus encore que dans un marché de création forfaitaire.