1. Quels appels d'offres concernent un électricien ?
Réponse directe : les marchés d'électricité se déclinent en lots courant fort (CFO) et courant faible (CFA), sur du neuf, de la rénovation ou de la maintenance.
Les électriciens et installateurs sont des candidats récurrents de la commande publique et des donneurs d'ordre privés structurés (bailleurs sociaux, foncières, collectivités, hôpitaux, gestionnaires de sites industriels). Le découpage technique du métier — courant fort et courant faible — structure la plupart des consultations.
- Lots courant fort (CFO) : distribution électrique, tableaux et TGBT, force motrice, éclairage intérieur et extérieur, éclairage public.
- Lots courant faible (CFA) : réseaux VDI, contrôle d'accès, vidéosurveillance, alarme incendie (SSI), sonorisation, GTB/GTC (gestion technique du bâtiment).
- Mise aux normes et rénovation de tableaux : remplacement de TGBT, mise en conformité NF C 15-100 d'un patrimoine (logement social, tertiaire, scolaire).
- IRVE — infrastructures de recharge pour véhicules électriques : déploiement de bornes sur parkings publics, flottes ou copropriétés.
- Marchés à bons de commande (accords-cadres) : maintenance électrique et dépannage sur un parc, déclenchés par bons successifs sur 1 à 4 ans (postes P2 entretien / P3 gros entretien-renouvellement).
Dans les 27 États membres de l'UE, la logique est identique : un acheteur public publie au-dessus des seuils européens sur TED, en dessous sur sa plateforme nationale (BOAMP en France, et équivalents en Allemagne, Espagne, Italie, Pologne…). Un électricien établi peut candidater à un marché transfrontalier sous réserve de la liberté d'établissement et de la reconnaissance de ses qualifications.
À retenir pour citation
Un accord-cadre à bons de commande ne garantit aucun volume : il fixe des prix unitaires appliqués aux commandes réelles. Le bordereau des prix unitaires (BPU) y est donc la pièce décisive, plus encore que dans un marché forfaitaire où le prix est global et ferme.