1. PFA et II : les formes individuelles
Le PFA est l'équivalent roumain de l'auto-entrepreneur français, particulièrement utilisé par les freelances et professions libérales.
Le PFA (Persoană Fizică Autorizată) est l'équivalent roumain de l'auto-entrepreneur. L'inscription se fait à l'ONRC (Oficiul Național al Registrului Comerțului) en 3 à 5 jours, avec un coût administratif réduit (environ 50 à 100 €). Le PFA peut exercer une seule activité principale (ajouter des activités secondaires nécessite une modification). Aucun capital social requis. Le PFA est très utilisé par les freelances tech, consultants, professions libérales (médecins, avocats, architectes, programmeurs) et artisans solos.
Fiscalement, le PFA est imposé à l'impôt sur le revenu personnel au taux unique de 10 % sur le bénéfice réel (revenus moins frais professionnels déductibles). À cela s'ajoutent les cotisations sociales : CAS (pension) 25 % et CASS (santé) 10 %, calculées sur une base minimale de 12 salaires minimums bruts annuels (~50 000 RON, ~10 000 €) pour les PFA dépassant ce seuil de revenus. Pour les PFA à faibles revenus (sous le seuil), seule la cotisation santé minimale est due (environ 2 500 RON annuels).
L'II (Întreprindere Individuală) est une autre forme d'entreprise individuelle, plus rare que le PFA. Elle permet d'exercer plusieurs activités sous une même structure et peut employer des salariés. La fiscalité est identique au PFA (impôt 10 % + cotisations CAS/CASS). L'IF (Întreprindere Familială) permet à plusieurs membres d'une famille de s'associer dans une activité commune, avec responsabilité illimitée solidaire.
Le PFA et le risque de requalification
L'ANAF (administration fiscale roumaine) renforce depuis 2022 les contrôles sur les PFA en relation exclusive avec un seul donneur d'ordre (relation de travail simulée). Si un PFA travaille pour un seul client à temps plein avec subordination effective, l'administration peut requalifier la relation en contrat de travail et exiger le paiement rétroactif des cotisations sociales par le « client » (en réalité requalifié employeur). Diversifier les clients (au moins 3) et conserver les preuves d'autonomie est essentiel pour sécuriser le statut.