1. Partita IVA et regime forfettario : le démarrage individuel
La Partita IVA en regime forfettario est devenue depuis 2019 le statut le plus utilisé pour démarrer une activité indépendante en Italie.
La Partita IVA (numéro de TVA) est attribuée par l'Agenzia delle Entrate à toute personne exerçant une activité économique indépendante en Italie. C'est l'équivalent du numéro SIRET français combiné avec l'identifiant TVA. Pour démarrer, deux régimes fiscaux principaux sont possibles : ordinario (taxation à l'IRPEF progressif sur le bénéfice réel) ou forfettario (taxation forfaitaire à 15 % ou 5 % sur un coefficient du chiffre d'affaires).
Le regime forfettario, instauré dans sa forme actuelle en 2015 et étendu en 2019, applique un taux d'imposition unique de 15 % sur la base d'un coefficient forfaitaire variant selon l'activité (40 % pour les artisans, 67 % pour les commerçants, 78 % pour les professions libérales, 86 % pour les professions intellectuelles). Pour un nouveau créateur, ce taux est réduit à 5 % pendant les 5 premières années sous conditions (ne pas avoir exercé d'activité similaire dans les 3 ans précédents, ne pas avoir détenu plus de 50 % d'une société active). Le plafond de chiffre d'affaires est de 85 000 € par an depuis 2023.
Le forfettario présente plusieurs avantages structurants : pas de TVA à facturer ni à récupérer (régime de franchise), pas d'IRAP, pas d'IVA, comptabilité simplifiée (tenue d'un seul registre des recettes), pas de retenue à la source IRPEF, exclusion de la déclaration des opérations transfrontalières (esterometro). Les cotisations INPS gestione separata (26,07 % du revenu imposable en 2025) ou INPS artigiani/commercianti (forfait annuel 4 200 à 4 800 € minimum + cotisations supplémentaires au-delà de 17 504 € de revenu) restent dues.
Le piège du forfettario pour les très hauts revenus
Au-delà d'un certain niveau de chiffre d'affaires (généralement 50 000 à 60 000 € selon l'activité), le forfettario peut devenir moins avantageux que le régime ordinario malgré le taux 15 % apparent. Le coefficient forfaitaire (40 à 86 %) crée une base imposable qui ne tient pas compte des frais professionnels réels. Pour les activités à fort taux de frais (immobilier, équipement, déplacements), un calcul croisé est nécessaire — le simulateur BoostPro IA produit cet arbitrage.