1. Quels appels d'offres concernent un couvreur ?
Réponse directe : les marchés de couverture se répartissent en quatre grandes familles, publiques comme privées.
Les couvreurs et entreprises de couverture-zinguerie sont des répondants réguliers de la commande publique et des donneurs d'ordre privés structurés (bailleurs sociaux, collectivités, conservation des monuments, syndics, foncières). On distingue quatre familles de marchés.
- Marchés de couverture neuve : lot « couverture » d'une construction (école, gymnase, logements, bâtiment public) en tuiles, ardoises ou zinc.
- Marchés de réfection de toitures : remplacement complet ou partiel d'une couverture vétuste, reprise d'étanchéité, traitement de la charpente apparente d'un patrimoine bâti (bailleur, collectivité).
- Marchés à bons de commande (accords-cadres) : entretien et réparation de toitures sur un parc immobilier, déclenchés par bons successifs sur une durée de 1 à 4 ans.
- Marchés patrimoine et monuments historiques : réfection de couvertures de bâtiments protégés (églises, châteaux, édifices classés) sous contrôle des Architectes des Bâtiments de France.
Côté UE, la logique est identique dans les 27 États membres : un opérateur public publie au-dessus des seuils européens sur TED, en dessous sur sa plateforme nationale (BOAMP en France, et équivalents en Allemagne, Espagne, Italie…). Un couvreur établi peut candidater à un marché transfrontalier sous réserve de la liberté d'établissement et de la reconnaissance de ses qualifications.
À retenir pour citation
Un accord-cadre à bons de commande de couverture ne garantit aucun volume : il fixe des prix unitaires (BPU), souvent au m² de toiture par type de matériau, appliqués aux commandes réelles. Le bordereau des prix unitaires y est donc la pièce décisive, plus encore que dans un marché forfaitaire.