1. Quels appels d'offres concernent un ferrailleur ?
Réponse directe : les marchés de ferraillage relèvent du gros œuvre et des travaux publics, en fourniture-pose d'armatures, sur quatre grandes familles d'ouvrages.
Les ferrailleurs — armaturiers spécialisés dans le façonnage et la pose des aciers du béton armé — sont des répondants réguliers de la commande publique et des donneurs d'ordre privés structurés (majors du BTP, promoteurs, bailleurs, collectivités, maîtres d'ouvrage d'ouvrages d'art). Le métier intervient en lot « armatures » ou en sous-traitance du lot gros œuvre. On distingue quatre familles de marchés.
- Bâtiment gros œuvre : fourniture et pose d'armatures pour fondations, voiles, planchers, poteaux et poutres d'une construction (logements, école, EHPAD, bureaux, parking).
- Ouvrages d'art et génie civil : ferraillage de ponts, tunnels, murs de soutènement, stations d'épuration, réservoirs — cadences fortes et plans de ferraillage complexes.
- Travaux publics et infrastructures : armatures de voiries, ouvrages hydrauliques, ouvrages ferroviaires, fondations spéciales.
- Lots structure en rénovation/extension : renforcement d'ouvrages existants, reprises en sous-œuvre, ajouts de planchers et noyaux béton.
Côté UE, la logique est identique dans les 27 États membres : un opérateur public publie au-dessus des seuils européens sur TED, en dessous sur sa plateforme nationale (BOAMP en France, et équivalents en Allemagne, Espagne, Italie, Pologne…). Un ferrailleur établi peut candidater à un marché transfrontalier sous réserve de la liberté d'établissement et de la reconnaissance de ses qualifications.
À retenir pour citation
En ferraillage, l'acier représente souvent la part dominante du prix et se chiffre à la tonne : le bordereau combine un prix matière (catalogue, cours de l'acier) et une main d'œuvre de façonnage et de pose. Le poste acier étant volatil, le bordereau des prix unitaires y est la pièce la plus sensible.