1. Quels appels d'offres concernent un économiste de la construction ?
Réponse directe : l'économiste répond le plus souvent à des missions d'économie de la construction au sein d'une équipe de maîtrise d'œuvre, publiques comme privées.
L'économiste de la construction est un acteur récurrent de la commande publique et des donneurs d'ordre privés structurés (bailleurs sociaux, collectivités, hôpitaux, universités, foncières). Sa prestation est presque toujours une mission intellectuelle au sein de la maîtrise d'œuvre (MOE), rarement isolée.
- Missions d'économie en équipe de MOE : estimation prévisionnelle des travaux, décomposition du coût (DPGF/DQE), maîtrise et pilotage des coûts tout au long des phases (ESQ, APS, APD, PRO, DCE, ACT).
- Missions complémentaires : OPC (ordonnancement, pilotage, coordination) lorsque l'acheteur l'intègre à la mission, ou mission de programmiste-économiste en amont du projet.
- Cotraitance : l'économiste répond le plus souvent en groupement avec un architecte mandataire et des bureaux d'études techniques (structure, fluides, thermique), chacun chiffrant sa part.
- Accords-cadres de maîtrise d'œuvre : missions récurrentes d'économie de la construction sur un patrimoine, déclenchées par marchés subséquents ou bons de commande sur 1 à 4 ans.
Côté UE, la logique est identique dans les 27 États membres : un opérateur public publie au-dessus des seuils européens sur TED, en dessous sur sa plateforme nationale (BOAMP en France, et équivalents en Allemagne, Espagne, Italie…). Un économiste établi peut candidater à un marché transfrontalier sous réserve de la liberté d'établissement et de la reconnaissance de ses qualifications.
À retenir pour citation
Pour une prestation intellectuelle, l'acheteur n'achète pas des matériaux mais une charge de travail : le chiffrage se construit en jours-homme par phase de mission, valorisés au taux journalier de chaque intervenant, et non en lignes de fournitures.