1. Quels appels d'offres concernent un carreleur ?
Réponse directe : les marchés de revêtements carrelés couvrent sols et murs, en rénovation comme en neuf, du lot de finition au accord-cadre.
Les entreprises de carrelage et faïence sont des répondantes fréquentes de la commande publique et des donneurs d'ordre privés organisés (bailleurs sociaux, foncières, gestionnaires de patrimoine, collectivités, exploitants d'établissements recevant du public). Les marchés qui les concernent se rangent en plusieurs familles.
- Revêtements de sols et de murs en neuf : pose de carrelage, faïence et grès cérame dans une construction (école, logements, cuisine collective, vestiaires, locaux ERP).
- Rénovation de sanitaires et de cuisines collectives : réfection de faïences murales, dépose-repose de carrelage, reprise d'étanchéité sous carrelage en site occupé.
- Lots « revêtements scellés/collés » et chapes : préparation des supports, chape de ravoirage ou flottante, pose scellée ou collée selon le DTU applicable.
- Accords-cadres à bons de commande : entretien et reprise ponctuelle des revêtements carrelés d'un parc immobilier, déclenchés par bons successifs sur une durée de 1 à 4 ans.
À l'échelle de l'UE, la mécanique est la même dans les 27 États membres : un acheteur public publie au-dessus des seuils européens sur TED, en dessous sur sa plateforme nationale (BOAMP en France, équivalents en Allemagne, Espagne, Italie…). Un carreleur établi peut concourir sur un marché transfrontalier sous réserve de la liberté d'établissement et de la reconnaissance de ses qualifications.
À retenir pour citation
Dans un marché de carrelage, le bordereau est presque toujours exprimé au mètre carré (fourniture + pose), ce qui rend le calcul des quantités de surface — déduction des ouvertures, plinthes, chutes — décisif pour la justesse du prix.